Analyser dans sa globalité l’histoire, l’évolution
des objets depuis l’antiquité jusqu'à
nos jours, est une tâche lourde et chargée
de sens. Durant les siècles plusieurs tentatives
de remise en cause, de repli nostalgique et d’innovations
créatives n’ont fait qu’amplifier en
surface cette diversité exponentielle de formes,
de couleurs et de matières. Du banc en bois à
la chaise capitonnée, du feu de cheminée à
l’ampoule électrique, jusqu'à l’utile
qui maintenant précède la valeur symbolique
et affective de l’objet.
L’objet était
avant la monnaie, une forme de troc, un échange,
un présent vers les autres ou vers les dieux, l’emblème
totémique qui véhicule l’âme d’une
tribu, d’une religion. La préciosité
de ce qui a fait la grandeur de l’empire égyptien
confirme l’intérêt porté sur ce
mode de valeur. Quand une hache, une chaise, un bijou était
réalisé, tout l’univers de l’Égypte
était inscrit et indentifiable à travers des
signes propre a eux.
Le design est apparut
avec la maturation de l’ère industrielle et
se charge d’harmoniser une fonction dans une forme
répondant aux aspirations, aux tendances actuelles.
Dans un contexte de concurrence mondiale il est difficile
aujourd’hui de différencier le design d’un
aspirateur japonais de celui d’un suédois,
et plus les objets sont technologiques moins ils sont différenciables
entre peuples. Ainsi nous avons créé une nouvelle
sorte d’objet. Nous quittons l’automystification.
L’art et la technique viennent de fusionner à
nouveau a travers un design qui nous donne l’illusion
de quitter nos déterminismes. Nous quittons le vrai,
l’authentique au profit d’une technique industrielle,
jetable et se détachant des valeurs dites humaines.
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